Sylvain Sintive : challenger ''pour prendre des décisions''
Article paru le 24/01/2011 dans la Nouvelle République
C ontre Patrice Pineau, ce sera difficile, reconnaît Sylvain Sintive (*). L'ex-président du judo se retrouve face à un « sumo » de la politique locale dont les pieds sont bien ancrés dans l'arène. Ça sera dur, en effet, pour plusieurs raisons. La première tient à l'adversaire. Le maire socialiste de Thouars dispose, depuis le temps, d'un large réseau multicartes : mairie, conseil général et présidence de la communauté de communes.
Second atout pour Patrice Pineau : il dispose de l'avantage du sortant, règle assez constante en matière de politique locale qui fait souvent préférer aux électeurs celui qu'il connaît au nouveau qui envisage de le remplacer. Sauf faute rédhibitoire.
Thouars, '' championne des études ''
Car, à ce titre, la relative jeunesse de Sylvain Sintive en matière d'engagement politique peut être considérée comme un obstacle. Il n'est élu maire de Saint-Jacques-de-Thouars que depuis 2008, son premier et seul mandat.
Cependant, ces inconvénients, Sylvain Sintive entend les retourner contre son rival : « Il est socialiste ? Moi, je ne suis pas encarté, ni inféodé, même si je m'inscris dans la mouvance de Jean-Marie Morisset (groupe Union Deux-Sèvres). Mais, je n'appartiens à aucun parti, ce qui me permet de ne pas être prisonnier d'une idéologie. Et d'étudier avec le même intérêt toutes les options d'où qu'elles viennent ».
Le cumul des mandats ? « C'est une dérive dangereuse de la démocratie. Je tiendrais le même discours si c'était Alain Ligné. »
Le bilan de Patrice Pineau ? « En cherchant bien, je ne vois pas grand-chose. Je vois surtout que Thouars est le champion des études, d'appels à de nombreux cabinets, et des effets d'annonce sans décision. Beaucoup d'esbroufe. Je veux bousculer cette somnolence. »
On le voit, les critiques qui s'adressent à Patrice Pineau, relèvent au moins autant de la communauté de communes que du conseil général puisque, localement, les rôles sont très imbriqués. Sauf en matière de routes, un des socles du Département (avec le social). « Concernant le contournement de Thouars, c'est la technique qui doit imposer le tracé. Il faut informer le public des différentes possibilités avant la décision... par référendum. Je suis prêt à en organiser un sur ce sujet. » L'engagement est pris. Mais il est bien trop tôt pour savoir s'il pourrait être tenu...